En combinant, un rouge national et des épices venues du bout du monde, le breuvage dessine d’autres vertus et aiguise le bonheur du présent. Le nez riche, expansif et baroque, une bouche sensuelle et gourmande se mêlent pour composer un accord aussi réconfortant que souverain. L’idée n’est pas neuve, elle raconte même une vieille histoire. Celle d’Apicius, le cuisinier de l’empereur Tibère qui donne la recette d’un vin chaud au miel et aux épices dans lequel il ajoutait du safran, du nard (les racines d’une plante), du mastic (une résine) et des dattes. Durant le Moyen-Age, la ville de Montpellier était justement réputée pour son vin blanc aux épices qui était connu sous le nom de garhiofilatum, un nom qui faisait référence au clou de girofle.
LE VIN
Bien entendu, la première question qui se pose est : “quel vin choisir?”. Évidemment pas un grand cru qui y perdrait son âme. Pas un vin trop tannique non plus qui se battrait avec les agrumes. Le rouge retenu doit être franc, pas trop acide, un vin fruité, gouleyant qui ne se pousse pas du col. Un rouge de gamay de la Loire ou du Beaujolais, un grenache du Languedoc, un pinot noir pas trop vif, autant de vins qui devraient convenir à la bonne tenue d’un vin chaud.