Pour suivre la piste du rhum, il faut remonter le temps et suivre les routes maritimes espagnoles qui partirent à la découverte des Indes à la fin du XVème siècle. Dès son deuxième voyage vers l’Amérique, Christophe Colomb avait chargé ses caravelles de plants de canne à sucre. Favorisé par un climat tropical idéal, la canne prospéra dans l’arc des Antilles : à Cuba, à la Martinique, à la Guadeloupe et à la Jamaïque. L’alambic ne tarda pas à suivre la route des Amériques. La chronique prête à Jacques Dutertre, un prêtre dominicain né à Calais, l’ouverture de la première distillerie dans l’île de la Guadeloupe vers 1660. Toutefois, c’est un autre dominicain, le père Labat qui donnera naissance au rhum moderne. Botaniste et explorateur, le religieux observe et prend des notes qui lui serviront à la rédaction du Nouveau Voyage aux Iles Françaises de l’Amérique. Il écrit : « l’eau-de-vie que l’on tire des cannes est appelée guildive. Les sauvages et les indigènes l’appellent tafia ». Le produit n’était pas très fameux, c’était un rogomme fougueux, un alcool pour sauvages qui enflammait le corps avant de trouer la tête. Le dominicain se pencha sur l’alambic, il l’améliora et trouva des solutions pour civiliser l’eau-de-vie revêche. Le rhum était né, son succès fut total. Les producteurs français protestèrent auprès de Louis XIV… Les importations furent contingentées. Quant au nom « rhum », son origine demeure obscure. Certains linguistes affirment qu’il pourrait être l’abréviation utilisée par les boucaniers pour désigner le « saccharum », le sucre. Les Anglais proposent une autre version, le mot dériverait de « rumbullion », un vocable qui désignait les fiestas organisées par les pirates après leurs exploits.
La fabrication du rhum obéit à un processus relativement simple. La canne est écrasée dans une presse puis la masse végétale passe dans un broyeur à trois cylindres qui assurent un broyage plus fin et permet d’obtenir le jus, le vesou. Ce jus est filtré puis versé dans des cuves pour une fermentation qui dure de 36 à 48 heures. Le résultat, c’est un vin de canne, appelée « grappe » qui passe par l’alambic pour donner une eau-de-vie blanche titrant 70°.
LE RHUM DU FOOTBALLEUR
Footballeur de talent qui a fait carrière à Manchester United et en équipe de France, Mikaël Silvestre se lance dans l’aventure du rhum. Une bonne occasion de jeter un coup de projecteur sur l’histoire de l’eau-de-vie des Antilles.


En ajoutant de l’eau distillée, cet alcool est ramené à 55°, c’est le « rhum agricole » indispensable à la confection du ti-punch, la boisson des Antilles. Pour obtenir du « rhum vieux », il suffit de placer le rhum blanc dans des barriques de chêne. Avec le temps, il prend une couleur ambrée et des arômes plus complexes et plus profonds. Au bout de trois ans, il a le droit de porter le nom de « vieux » mais le délai pour obtenir une eau-de-vie patinée par le temps est nettement plus long. Après une dizaine d’années, le feu du rhum s’apaise, il s’est enrichi d’arômes et de saveurs et développe une matière ample et harmonieuse.
D’un père guadeloupéen et d’une mère tourangelle, Mikaël Silvestre le footballeur international a décidé de renouer avec ses racines. Il s’est lancé dans l’aventure du rhum avec une foi à déplacer les montagnes. Seul problème, il s’est un peu pris les pieds dans le tapis du marketing. Distillé à la Guadeloupe, il porte en effet le nom de R. St Barth, sans doute pour séduire les habitués de l’île des milliardaires où le footballeur possède une maison. La marque est illustrée par trois expressions différentes. Le « Cool », un rhum blanc fringant au nez épatant qui sent la canne et la vanille et développe une matière ronde et séduisante, parfait pour le ti-punch (sirop de sucre, citron vert et glace). Le « Chic » est vieilli 4 ans dans des barriques de chêne, un rhum ambré au nez chaleureux de bois et d’épices qui propose une bouche harmonieuse à l’alcool bien fondu. « Authentique » enfin, un rhum de 12 ans de vieillissement dans le bois dont le bouquet intense et profond ressemble à s’y méprendre à celui d’un cognac ou d’un armagnac. En bouche, la canne se révèle pour dessiner l’amplitude et la complexité tissant le plaisir autour d’une finale longue et souveraine. Question qualité, le footballeur marque aisément le but. Gros problème, les prix sont volcaniques avec « Authentique » proposé à plus de 700 euros ! Reste que l’expérience présente un incontestable mérite : elle montre qu’il existe d’excellents rhums à la Guadeloupe.
D’un père guadeloupéen et d’une mère tourangelle, Mikaël Silvestre le footballeur international a décidé de renouer avec ses racines. Il s’est lancé dans l’aventure du rhum avec une foi à déplacer les montagnes. Seul problème, il s’est un peu pris les pieds dans le tapis du marketing. Distillé à la Guadeloupe, il porte en effet le nom de R. St Barth, sans doute pour séduire les habitués de l’île des milliardaires où le footballeur possède une maison. La marque est illustrée par trois expressions différentes. Le « Cool », un rhum blanc fringant au nez épatant qui sent la canne et la vanille et développe une matière ronde et séduisante, parfait pour le ti-punch (sirop de sucre, citron vert et glace). Le « Chic » est vieilli 4 ans dans des barriques de chêne, un rhum ambré au nez chaleureux de bois et d’épices qui propose une bouche harmonieuse à l’alcool bien fondu. « Authentique » enfin, un rhum de 12 ans de vieillissement dans le bois dont le bouquet intense et profond ressemble à s’y méprendre à celui d’un cognac ou d’un armagnac. En bouche, la canne se révèle pour dessiner l’amplitude et la complexité tissant le plaisir autour d’une finale longue et souveraine. Question qualité, le footballeur marque aisément le but. Gros problème, les prix sont volcaniques avec « Authentique » proposé à plus de 700 euros ! Reste que l’expérience présente un incontestable mérite : elle montre qu’il existe d’excellents rhums à la Guadeloupe.
R. ST BARTH
25 rue du Général De Gaulle 97133 Gustavia Saint-Barthélmy
tél : 590 590 27 21 77
www.store@rhumstbarth.com

Juniorissime
Recettes
Kenwood
Tours de main
Produits
Echos
Rencontres
Santé
Stylissime
Tout nouveau
Reportage Vin
TV cookissime
RadioCookissime

