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La « Vache qui rit »
 

Indémodable, elle fait partie de la mémoire collective française et n’a pas pris une ride.
 
Par Béatrice Vigot-Lagandré
 

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La Vache qui Rit en quelques dates
 

C’est en 1865 que commence la saga « Vache qui rit ». Le fromager Jules Bel s’installe à Orgelet dans le Jura, près de Lons le-Saunier, pour y exercer une activité d’affinage de Comté. L’entreprise est reprise par les fils de Jules Bel, Henri et Léon, et transférée à Lons-le-Saunier. Léon Bel décide de se lancer dans la fabrication du fromage fondu et s’inspire d’un procédé de fabrication inventé quelques années auparavant. En 1919, le fameux fromage fondu est lancé sous le nom de « Fromage Moderne » ; il est coulé dans des boîtes en métal sur lesquelles on appose l’image d’une vache qui regarde le consommateur en riant. Cette image et le nom de «la Vache qui rit » seront déposés par Léon Bel en 1921. Le succès est immédiat et pour répondre à la demande grandissante, Léon Bel fait construire une usine ultramoderne capable de fondre 20 tonnes de fromage par jour… Cette usine est toujours en activité et fond en moyenne 50 tonnes de fromage par jour ! Aujourd’hui, Le groupe Bel est numéro 1 mondial des fromages de marques en portions et premier producteur de fromage fondu en France et en Europe : chaque seconde, il se vend 125 portions de Vache qui rit dans le monde….. Un musée (la Maison de la Vache qui rit) a même été construit en 2009 pour évoquer la saga familiale industrielle et publicitaire de ce fromage emblématique.

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Un nom et une image mythiques
 

La petite histoire raconte que durant la guerre 14-18, Léon Bel se trouvait dans la même unité militaire que Benjamin Rabier, célèbre caricaturiste et dessinateur. Pour narguer les soldats allemands, il aurait dessiné un insigne surnommé « La Wachkyrie » … En 1921, Léon Bel décide de reprendre le fameux dessin, et dépose la marque « La Vache qui rit ». Au fil des ans, elle bénéficiera de plusieurs « liftings », avec l’ajout de boucles d’oreilles, un nez plus arrondi, et un rire encore plus communicatif.
 

Qu’y a-t-il dans une portion de Vache qui rit® ?
 

C’est un mélange de lait écrémé, de fromages (Cheddar, Gouda, Edam, Emmental ou Comté…) et de beurre. Pour obtenir une texture onctueuse, des protéines de lait ainsi que des sels de fonte sont ajoutés à la préparation. Les ingrédients sont mélangés puis fondus. Le produit est ensuite stérilisé et emballé en portion individuelle. Chaque portion apporte 100mg de calcium et environ 40 kcal. Si elle est généralement proposée en fin de repas, elle s’intègre à nombre de recettes, de l’entrée au dessert : crème de courgettes, feuilleté, pizza ou même cheese-cake, les idées sont légion !
 

Photos Vache qui rit + recette : tomates farcies à la Vache qui rit et aux herbes

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De la vache qui rit® en cuisine…
 

Tomates farcies tièdes à La vache qui rit® et aux herbes fraîches

6 portions de la vache qui rit
4 tomates grappes
1 yaourt
1 oignon
200g de riz basmati
400ml d’eau
Huile d’olive
1 cuillère à soupe de persil haché
1 cuillère à soupe de coriandre hachée
1 cuillère à soupe d’estragon haché
1 cuillère à soupe de menthe
Sel et poivre

LAVER ET COUPER LES CHAPEAUX de 4 tomates grappes.
Les évider des pépins et du jus. Saler et poivrer de l’intérieur.

EPLUCHER ET COUPER EN PETITS DES un oignon. Les faire cuire 1 minute avec une cuillère à soupe d’huile d’olive, ajouter 200g de riz basmati et 400ml d’eau.

AJOUTER EN FIN DE CUISSON 6 portions de la vache qui rit®, 1 yaourt, 1 cuillère à soupe de persil haché, 1 cuillère de coriandre haché, 1 cuillère à soupe d’estragon et 1 cuillère à soupe de menthe.

FARCIR LES TOMATES de riz et refermer, cuire au four à 200° C pendant 15 minutes avec un filet d’huile d’olive.