Une jolie mairie aménagée dans un élégant bâtiment du XVIIIème siècle, une église néo-classique qui prend des allures de temple maçonnique, une intéressante halle ronde où se tenait le marché aux grains, une collection inattendue de vieilles fontaines, Givry affiche son passé entre ses rues étroites. Le charme agit vite en proposant une idée accomplie de la France éternelle. Pourtant, vous aurez beau vous tordre le cou, c’est à peine si on aperçoit la vigne en arrivant dans le village. Pour la débusquer, il faut emprunter les chemins buissonniers qui rayent le vignoble. Elle occupe les coteaux et s’enfonce dans les trois vallées qui échancrent la côte en profitant des expositions différentes pour faire résonner le pinot. Au nord, le Cellier aux Moines, un ancien domaine viticole cistercien du XIIIème témoigne de l’ancienneté du vignoble. Un vieux moulin, des petites cabanes de vignerons et des « murgers », des amoncellements de pierres sèches retirées des vignes ébranlent les alignements implacables qui rayent les pentes.
A peine 300 hectares, le vignoble de Givry ne fait pas dans la démesure. Si la petite appellation bourguignonne partage une histoire commune, les sols font parler la différence. Des centaines de sondages pratiqués dans l’ensemble du vignoble ont ainsi révélé 25 types de sols différents. Les géologues précisent que Givry se trouve sur un sol en plaquettes, une roche-mère calcaire recouverte d’argiles rouges. Et plus on monte dans les coteaux, plus la terre est caillouteuse. C’est la forte présence du calcaire qui classe Givry parmi les vignobles sudistes. La maturité des raisins est atteinte 8 jours avant Mercurey qui n’est pourtant qu’à huit kilomètres.
GIVRY, UN PINOT A CROQUER
De toutes les appellations de la côte chalonnaise, Givry apparaît comme la plus charmante et la plus séduisante. Elle produit des vins gourmands qui sentent la framboise et la cerise, des rouges bourguignons croquants qui développent une vraie sensualité et conduisent au plaisir.

Bienvenue à Givry

Révolution tranquille
Longtemps destinés à enrichir le négoce beaunois, les vins de Givry ont fait une révolution tranquille. Tout a été revu à la baisse. En 20 ans, les rendements ont été divisés par deux, le pinot fin a remplacé le gros pinot et les « vendanges en vert » qui font tomber des grappes de raisin excédentaires pour améliorer la qualité ont été adoptées par les vignerons ambitieux. Pour les vinifications, la recherche de la puissance et de la concentration est passée de mode. Le souci, c’est désormais le fruit, le soyeux et les tanins aimables et élégants. Et pour l’élevage, on a la main plus légère et plus douce pour éviter le massacre du pinot par le chêne. Résultat, un réel succès avec des ventes en bouteilles qui atteignent 70% de la production, une exception dans la côte chalonnaise. Et les amateurs recherchent les Premiers Crus, des « parcelles d’émotion » comme l’affirme la plaquette du syndicat des vignerons. Ils tombent sous le charme du Clos Jus, de Servoisine, des Grands Prétans, de la Grande Berge, le Clos Salomon…*Ils sont 26 crus à bénéficier de la médaille*, des parcelles et des clos qui jouent les accords différents de la même musique.
Pour découvrir le givry, n’hésitez pas et misez sur le 2008, un millésime qui exalte le caractère sensuel du pinot noir. Des nuits fraîches, des journées lumineuses ont permis une maturité idéale. Les premiers de la classe se baladent vêtus de robes royales, d’une couleur grenat teintée de pourpre. Les arômes foisonnent en révélant la framboise, la cerise, le cassis, de la mûre et les fruits des ronciers. Le bouquet dérive parfois vers la violette avec une note de vanille dénonçant un élevage dans le bois neuf. La finesse et l’élégance accompagnent ces impressions exquises avec en résonance, un fruité friand, des tanins soyeux et une fin de bouche sensuelle. A la fin, ce qui l’emporte, c’est l’intense volupté avec le sentiment exquis de croquer dans le fruit.
Pour découvrir le givry, n’hésitez pas et misez sur le 2008, un millésime qui exalte le caractère sensuel du pinot noir. Des nuits fraîches, des journées lumineuses ont permis une maturité idéale. Les premiers de la classe se baladent vêtus de robes royales, d’une couleur grenat teintée de pourpre. Les arômes foisonnent en révélant la framboise, la cerise, le cassis, de la mûre et les fruits des ronciers. Le bouquet dérive parfois vers la violette avec une note de vanille dénonçant un élevage dans le bois neuf. La finesse et l’élégance accompagnent ces impressions exquises avec en résonance, un fruité friand, des tanins soyeux et une fin de bouche sensuelle. A la fin, ce qui l’emporte, c’est l’intense volupté avec le sentiment exquis de croquer dans le fruit.

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