Drôle de couleur, indécise et insaisissable… Où commence le rouge, c’est la question que tous les vignerons se posent lorsqu’ils élaborent un vin rosé. La nuance pastel traduit le fragile et l’éphémère, le vaporeux mais aussi une idée de la transition. Le dictionnaire nous apprend que « rose » vient du latin « rosa » qui signifie églantine et non pas rose comme on le croit souvent. Bien entendu, la couleur présente un lien évident avec la fleur. Incidemment, elle propose aussi une idée de la féminité, du plaisir et de l’érotisme. La couleur rose dérive vers l’illusion, elle n’est jamais dans l’excès mais dans la nuance. Conséquence, le vin rosé séduit par sa simplicité sans équivoque. A côté du vin rouge perclus de traditions et enfermé dans ses rituels, le rosé affiche son insouciance, son ingénuité et une convivialité jubilatoire. Et il est libre, le « rosé glaçon » qui se pratique sur la Côte d’Azur et en Provence ne choque plus personne.
Alors, le rosé serait-il un vin facile ? Pas vraiment, il dissimule une profonde exigence et demeure un casse-tête pour les vignerons ambitieux. On pourrait imaginer un mariage de couleurs, de mettre un peu de vin rouge dans le blanc en recherchant la nuance désirée. Seul problème, à l’exception notable du champagne, cette méthode est interdite par la législation. Vin métis, le rosé doit prendre sa couleur dans la peau des raisins, il suit les techniques de vinification s’appliquant aux rouges et aux blancs.
Rosés : la couleur du bonheur
Les Français sont littéralement tombés amoureux fous du « rosé ». Ce n’est pas le succès, c’est le triomphe. Il représente aujourd’hui 25% de la consommation française de vin et la tendance se confirme. Quelle revanche pour un vin longtemps jugé bâtard et indigne ! « Des vins légers et fruités qui se boivent frais mais n’en demandez pas plus », c’était l’opinion des amateurs de vin un peu coincés dans leur rituel. Aujourd’hui le vin pastel se pavane et affiche des prétentions légitimes. Il séduit et il plaît par sa couleur, son allure et son insouciance qui le rangent parmi les petits bonheurs de l’été.
“Il ne se passait rien, je n’espérais rien, je ne donnais rien, je recevais tout. Des millions d’années m’avaient attendu pour m’offrir ce cadeau suprême : une matinée sous la treille.” écrit Paul Morand dans Venises. Il aurait pu ajouter des amis et une bouteille de rosé.
“Il ne se passait rien, je n’espérais rien, je ne donnais rien, je recevais tout. Des millions d’années m’avaient attendu pour m’offrir ce cadeau suprême : une matinée sous la treille.” écrit Paul Morand dans Venises. Il aurait pu ajouter des amis et une bouteille de rosé.
ROSE
Naissance d’un rosé
La grande majorité des rosés est obtenue par la méthode du pressurage direct. L’équation du rosé est tendue, il s’agit de préserver des arômes délicats et d’éviter l’oxydation. Les baies sont foulées et déversées dans le pressoir pour une macération surveillée comme le lait sur le feu. A un moment donné, lorsque la couleur souhaitée est acquise, le pressurage est déclenché pour obtenir un moût qui sera mis en cuve pour la fermentation. Une autre méthode est aussi utilisée par les vignerons qui souhaitent obtenir des vins plus profonds et plus complexes. Pour obtenir ces « rosés de saignée », les baies sont mises directement à macérer dans les cuves puis écouler en partie quand le jus atteint la couleur désirée. Le reste de la cuve servira à élaborer du rouge.
Bien entendu, la couleur demeure la meilleure image du rosé qui pourrait être défini par « tout ce qui n’est pas franchement rouge ou blanc ». Elle décrit un camaïeu incroyable qui va du rose pâle au saumon en passant par le grenat léger avec des nuances intégrant le bleu, le parme et le fuchsia. Les arômes évoquent la cerise et le cassis, la framboise et la fraise, la pivoine et la rose, la mandarine et le pamplemousse rose. Sa sensualité, il l’exprime par une chair fruitée et nerveuse, il a du gras et de la rondeur mais n’oublie jamais le mordant de l’acidité. Docile, le rosé se prête avec bonheur à la cuisine du soleil. Il est parfaitement à son aise avec la salade niçoise, les poivrons grillés et la ratatouille. Côté mer, il assure sans problème avec les anchois, les calamars à la plancha, les sardines ou les daurades grillées et même avec le grand aïoli. Côté viande, il demeure le compagnon idéal du barbecue, des blancs de volaille, des côtes d’agneau et des pièces de bœuf cuits sur les braises et parfumés au thym.
Bonne nouvelle, la France demeure la terre promise du rosé, elle élabore 29% de la production mondiale. Bien entendu, la Provence reste la référence du vin pastel mais elle n’est plus la seule. Toutes les régions ou presque se sont engouffrées dans le courant de la mode. La Corse, le Languedoc, le Roussillon mais aussi Bordeaux, le Val de Loire et l’Alsace se sont convertis au pastel en déclinant des styles et des nuances qui multiplient les sensations. Avec sa couleur-bonheur, le rosé symbolise le plaisir de l’instant. Une opportunité à saisir, du bonheur à croquer…
Bien entendu, la couleur demeure la meilleure image du rosé qui pourrait être défini par « tout ce qui n’est pas franchement rouge ou blanc ». Elle décrit un camaïeu incroyable qui va du rose pâle au saumon en passant par le grenat léger avec des nuances intégrant le bleu, le parme et le fuchsia. Les arômes évoquent la cerise et le cassis, la framboise et la fraise, la pivoine et la rose, la mandarine et le pamplemousse rose. Sa sensualité, il l’exprime par une chair fruitée et nerveuse, il a du gras et de la rondeur mais n’oublie jamais le mordant de l’acidité. Docile, le rosé se prête avec bonheur à la cuisine du soleil. Il est parfaitement à son aise avec la salade niçoise, les poivrons grillés et la ratatouille. Côté mer, il assure sans problème avec les anchois, les calamars à la plancha, les sardines ou les daurades grillées et même avec le grand aïoli. Côté viande, il demeure le compagnon idéal du barbecue, des blancs de volaille, des côtes d’agneau et des pièces de bœuf cuits sur les braises et parfumés au thym.
Bonne nouvelle, la France demeure la terre promise du rosé, elle élabore 29% de la production mondiale. Bien entendu, la Provence reste la référence du vin pastel mais elle n’est plus la seule. Toutes les régions ou presque se sont engouffrées dans le courant de la mode. La Corse, le Languedoc, le Roussillon mais aussi Bordeaux, le Val de Loire et l’Alsace se sont convertis au pastel en déclinant des styles et des nuances qui multiplient les sensations. Avec sa couleur-bonheur, le rosé symbolise le plaisir de l’instant. Une opportunité à saisir, du bonheur à croquer…

Nos bonnes adresses
Accueil
Recettes
Patisserie
Tours de main
Produits
Echos
Rencontres
Santé
Stylissime
Tout nouveau
Reportage Vin
TV cookissime
RadioCookissime

