Jean-Luc Poujauran, le boulanger des chefs
par Marina Gobet
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Fils de boulanger à Mont-de-Marsan, le jeune Jean-Luc monte à Paris en 1970, pour apprendre la pâtisserie dans les meilleures maisons de la capitale.
Six ans plus tard, il retourne dans les Landes pour effectuer son service militaire et en profite pour donner un coup de main dans la boulangerie familiale.
A 21 ans, de retour à Paris, il ouvre sa boulangerie pâtisserie rue Jean Nicot, 7ème où le tout Paris se bousculera pour goûter ses merveilleux pains et gâteaux.
Cette aventure durera plus de vingt ans, période durant laquelle il commence à fournir ses amis cuisiniers.
La demande grandissante, un déclic lui vient en 2003 ! Il cède sa boutique pour se concentrer à 100% dans la fabrication de pain pour la restauration dans un nouveau laboratoire où toutes les installations sont longuement étudiées.
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De là, sortent aujourd’hui, les pains destinés aux plus grands noms de la gastronomie : Joël Robuchon, Hélène Darroze… Les meilleurs bistrots parisiens deviennent aussi de fidèles clients. Il a déjà conquis les tables de plus de 180 bistrots et restaurants, sans parler de tous ceux qui sont sur sa liste d’attente !
Derrière son look décontracté, cet artiste parle de son pain avec fierté et humilité.
Chez Poujauran, rien n’est ordinaire. On y respire une sorte de pureté. La farine est écrasée à la meule de pierre depuis plus de 30 ans par le même meunier. Son sel brut, récolté à la main, vient des salins de Guérande. Le plus surprenant c’est son eau ! Un procédé d’osmose supprime le chlore et le calcaire et la rend neutre à 98% mais lui conserve tous les autres sels minéraux.
Sa réputation n’est pas un phénomène de mode mais elle est due au goût particulier de son pain et sa longueur en bouche qui viennent sans aucun doute du secret de son levain.
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La qualité des ingrédients étant acquise, Jean Luc Poujauran a automatisé la majeure partie des tâches du boulanger. La pâte une fois pétrie est versée dans un bac hermétique pour favoriser le processus de fermentation. Façonnés à la main, les pâtons sont alors placés dans de grandes armoires où ils reposeront de 18 à 24 h. C’est là que son pain va s’épanouir pleinement.
Après cette lente fermentation, les pâtons sont prêts à être enfournés mais avant, le maître boulanger applique soigneusement les fameux coups de lames qui donneront ces belles cicatrices appelées « Grignes ». 
Ses clients ayant des exigences variées de goûts, de texture et de forme, tous les pains sont faits sur mesure. On trouve parmi ses nombreuses créations, des pains aux figues, au maïs, à l’encre de seiche sans oublier son fameux pain de campagne.

Jean Luc Poujauran n’a donc pas fini de nous étonner !